Marie Toussaint (EELV)

 

 

Résumé des pris­es de parole de l’eurodéputée (alors can­di­date) le 20 mai 2019 lors d’un débat organ­isé à Paris (75) par des organ­i­sa­tions mem­bres de la plate­forme Pour une autre PAC.

 

 

Constat :

  • Plusieurs prob­lèmes dans le mod­èle agri­cole actuel :
    • Prob­lèmes soci­aux : perte d’emploi con­sid­érable, un sui­cide tous les 2 jours
    • Prob­lèmes san­i­taires : pes­ti­cides, per­tur­ba­teurs endocriniens.
  • Non respect du bien être ani­mal.
  • Nous avons dépassé 4 des 10 lim­ites plané­taires, elles con­cer­nent toutes l’alimentation. (bio­di­ver­sité, change­ment cli­ma­tique, arti­fi­cial­i­sa­tion des sols, cycles de l’azote et du phos­pho­re) [1]
  • La France pro­tège ses lob­bies. “Si il n’y a pas d’objectifs ambitieux sur l’agriculture en France, c’est parce que la FNSEA ne veut pas de régle­men­ta­tion, notam­ment sur le méthane et l’élevage”.

 

Vision & Ambitions :

  • Recréer des “liens soci­aux en changeant notre manière de nous ali­menter”.
  • Décloi­son­ner la PAC pour pren­dre en compte l’alimentation : pass­er de la PAC à la PAAC.
  • Nour­rir l’Europe avec l’agroécologie (d’après l’étude TYFA de l’IDDRI, il est pos­si­ble de nour­rir 10 mil­liards d’êtres humains avec l’agroécologie). [2]
  • Remet­tre en cause la règle de con­cur­rence, qui ne per­met pas, par exem­ple, d’utiliser les marchés publics pour impos­er des critères de qual­ité ou de prox­im­ité sur les achats ali­men­taires.

 

Propositions liées à la réforme de la PAC :

  • Met­tre fin à des sub­ven­tions pour des pra­tiques irre­spectueuses du bien-être ani­mal (cas­tra­tion de porcs non étour­dis, écrasage des poussins) : “D’autres pays l’ont fait, nous pou­vons le faire sans chang­er les traités”.
  • Impos­er la trans­parence face aux lob­bies, et instau­r­er un rap­port de force avec des alliances entre citoyen·ne·s et paysan·ne·s.

 

Autres propositions en matière de politiques agricoles :

  • Recon­naître le principe du pollueur/payeur, mesure pré­con­isée par l’OCDE.
  • Créer des droits de la nature, à matéri­alis­er dans un “traité envi­ron­nemen­tal”.
  • Instau­r­er une journée végé­tari­enne par semaine dans la restau­ra­tion col­lec­tive.
  • Inter­dire le glyphosate et tous les pes­ti­cides dan­gereux.

 

[1] https://www.atlantico.fr/rdv/1994711/pourquoi-nous-avons-deja-franchi-4-des-9-barrieres-qui-nous-separent-de-la-destruction-de-la-planete

[2] https://www.iddri.org/sites/default/files/PDF/Publications/Catalogue%20Iddri/Etude/201809-ST0918-tyfa_0.pdf