Osons une vraie réforme de la PAC, pour le bénéfice de tous·tes les citoyen·ne·s européen·ne·s !

Forte de son bud­get annuel de plus de 50 mil­liards €, la Poli­tique Agri­cole Com­mune (PAC) de l’Union européenne (UE) struc­ture le sys­tème agro-ali­men­taire européen. Aujourd’hui, une majorité de son bud­get est dépen­sée au prof­it de l’agriculture inten­sive et de pra­tiques qui nuisent au développe­ment durable des ter­ri­toires ruraux, à la san­té et à l’environnement, pri­vant ain­si les citoyen·ne·s européen·ne·s d’une util­i­sa­tion judi­cieuse de l’argent pub­lic. À par­tir de 2021, une nou­velle PAC doit entr­er en vigueur. Les négo­ci­a­tions pour en définir les con­tours ont déjà com­mencé. Ce proces­sus con­stitue une véri­ta­ble oppor­tu­nité pour la ren­dre plus juste, plus durable et plus cohérente.

La future poli­tique agri­cole et ali­men­taire com­mune (PAAC) que la plate­forme Pour une autre PAC défend per­me­t­tra à tou·te·s les paysan·ne·s volon­taires de l’UE d’en­tr­er dans la tran­si­tion agroé­cologique des mod­èles agri­coles et ali­men­taires européens. À hori­zon 2030, une refonte de la PAC plus ambitieuse achèvera alors de réori­en­ter le sys­tème agro-ali­men­taire de l’UE vers une prise en compte totale des enjeux de revenu agri­cole, d’alimentation, de san­té, de dynami­sa­tion des cam­pagnes, d’environnement, de bien-être ani­mal, comme des principes de sol­i­dar­ité et de démoc­ra­tie.

   

« Citoyen·ne·s et alimentation »

Co-con­stru­ire la PAC avec les citoyen·ne·s et les acteur·trice·s public·que·s de l’environnement et de la san­té

Ouvrir les instances de gou­ver­nance à la société civile et aux décideur·se·s en charge de l’environnement et de la san­té à toutes les échelles ter­ri­to­ri­ales

 

Soutenir les pro­duc­tions en faveur d’une ali­men­ta­tion saine et de qual­ité

Créer des aides cou­plées pour les fruits et légumes frais et les légu­mineuses pro­duits en agroé­colo­gie

 

Dévelop­per des dynamiques locales d’approvisionnement ali­men­taire qui répon­dent aux attentes des citoyen·ne·s

Ren­dre éli­gi­ble dans le sec­ond pili­er les pro­jets de développe­ment de fil­ières ter­ri­to­ri­ales de pro­duc­tion ou de trans­for­ma­tion et les pro­jets ali­men­taires ter­ri­to­ri­aux (PAT)

 

Ren­dre l’agriculture biologique acces­si­ble à tou·te·s

Attribuer des finance­ments impor­tants pour le main­tien et le développe­ment de l’agriculturebiologique

 

« Transition agroécologique »

Financer la tran­si­tion agroé­cologique des fer­mes, et notam­ment la sor­tie des pes­ti­cides

Accorder une part sig­ni­fica­tive du bud­get à des mesures agro-envi­ron­nemen­tales et cli­ma­tiques ain­si qu’à des aides à la diver­si­fi­ca­tion et à l’autonomie des fer­mes

 

Recon­naître les pra­tiques par­ti­c­ulière­ment vertueuses pour l’environnement en les rémunérant

Allouer au moins 40% du bud­get du pre­mier pili­er aux paiements pour ser­vices envi­ron­nemen­taux, tout en préser­vant le bud­get des aides cou­plées

 

Ren­dre les con­di­tions d’octroi des aides lis­i­bles et effi­caces par rap­port aux objec­tifs visés

Adapter la con­di­tion­nal­ité pour rehauss­er l’ambition des critères envi­ron­nemen­taux et créer une con­di­tion­nal­ité sociale et de bien-être ani­mal

 

Gér­er les risques san­i­taires et cli­ma­tiques en amont, en encour­ageant des fer­mes qui s’y adaptent

Renon­cer à tout finance­ment pub­lic des assur­ances privées et financer à la place l’amélioration de la résilience des fer­mes

 

« Paysan·ne·s et fermes »

Don­ner de vrais moyens aux paysan·ne·s de se pro­téger face à la volatil­ité des prix et leur garan­tir ain­si un revenu

Met­tre en œuvre des dis­posi­tifs effi­caces de régu­la­tion des marchés et de maîtrise des vol­umes de pro­duc­tion

 

Stim­uler l’emploi agri­cole plutôt que l’agrandissement des fer­mes

Pla­fon­ner toutes les aides à l’actif et major­er les pre­miers hectares ou les pre­miers ani­maux

 

Accom­pa­g­n­er l’installation de tous les pro­jets paysans

Relever l’âge lim­ite pour percevoir l’aide à l’installation et adapter l’accompagnement pro­posé dans le par­cours pré-instal­la­tion à chaque pro­jet

 

Met­tre fin aux impor­ta­tions et expor­ta­tions qui nuisent aux paysan·ne·s dans les pays du Sud comme du Nord

Refuser tout nou­v­el accord de libre-échange et met­tre en place un dis­posi­tif de rem­bourse­ment des aides PAC pour les matières pre­mières exportées en dehors de l’UE